Je déteste le foot !!!

Le sport, c’est pas mon truc. Mais vraiment, vraiment pas mon truc. J’aime pas courir, j’aime pas sauter, j’aime pas être essoufflée, j’aime pas les shorts, j’aime pas les joggings, j’aime pas le bruit des semelles qui crissent sur le sol des salles de sport, j’aime pas perdre, j’aime pas l’odeur de la sueur, j’aime pas le bruit du sifflet des arbitres…
Et ce que je déteste encore plus que de courir, sauter, être essoufflée ou me faire siffler dans les oreilles, c’est bien de regarder du sport à la télé. C’est un concept que je n’ai même jamais compris.
Regarder des mecs courir après un ballon alors qu’on ne sait même pas très bien à quel niveau du terrain ils sont puisque le terrain, il est trop grand pour rentrer en entier dans la télé, je vois pas l’intérêt. Regarder des cyclistes pédaler pendant des heures sur des routes goudronnées qui se ressemblent toutes sans avoir la moindre idée d’où ils sont, je trouve ça absurde. Observer des voitures tourner en rond sur un circuit en faisant un bruit assourdissant, ça me semble tout à fait hérétique.
Bref, le sport, j’aime pas. Ni en vrai, ni à la télé, ni d’aucune façon. Et si je devais établir une hiérarchie dans mon non-amour du sport, tout en haut dans la liste, il y aurait le foot. Le foot, ses joueurs si gracieux, ses tenues si seyantes, et surtout, ses supporters si fins et si subtils qui crient « on a gagné » alors qu’ils n’ont rien fait et « Marseille, tu pues » alors qu’ils n’y ont souvent jamais mis les pieds.
Je ne parle même pas de leurs banderoles ô combien distinguées sur lesquelles on peut lire tout le respect qu’ils portent à leurs congénères. Tenez, jugez par vous-mêmes : « Mes couilles sur ton nez, ça te fera des Ray-ban ». Classe. Ou encore, « La gloire de nos pères, la chatte à vos mères ». Déjà, on dit la chatte DE vos mères, par pitié, les gars, apprenez au moins à parler. Ensuite, pauvre Marcel, j’ai envie de dire. Sans compter le classique « Paris/Marseille/Lyon/Nantes/…, on t’encule ». Oui, c’est la particularité des supporters de foot, hein, ils enculent tout le monde, comme ça au moins, y’a pas de jaloux.
Pourtant, quand je vois les scènes de liesse provoquées par ce sport, la force fédératrice d’un si petit ballon, la passion qu’un mec capable de bien s’en servir peut déchaîner chez des jeunes filles apparemment normales, je me dis que le problème vient très certainement de moi. Il doit me manquer la case « Allumez le feu », dans le cerveau. Ou peut-être bien que c’est la case me permettant d’apprécier la profondeur et la beauté d’un « pooo podopopo poooo poooo » (Pauvre Jack, si un jour, je devais faire un tube et qu’il finisse comme ça, je pense que je perdrais toute foi en l’humanité). Ou peut-être que mes goûts vestimentaires sont si mauvais que je suis malheureusement incapable de comprendre à quel point un jogging vert assorti d’un maillot Zidane, c’est beau, émouvant et symboliquement fort. Peut-être.
Quoiqu’il en soit, tous les 4 ans, c’est pareil, je me retrouve otage de ce sport national que j’exècre, obligée d’en bouffer à tous les repas, à toutes les sauces, à la radio, dans les journaux, dans le métro, sur Internet et partout où il est possible d’écrire le mot foot.
Obligée de me coltiner les analyses pseudo-philosopho-métaphysiques du pourquoi du comment notre équipe va assurément perdre (ou pas) son match contre l’équipe de truc-bidule. Comme s’il y avait quoi que ce soit de philosophique ou de métaphysique dans le fait de courir comme un dératé sur une pelouse pour tenter de mettre un objet sphérique dans une cage rectangulaire. Non mais franchement. Et ça, ça rassemble des millions de gens, vraiment, là, faut qu’on m’explique.
Imaginez : un être venu d’une autre planète vient en reconnaissance sur terre pour voir si les humains sont plutôt sympas ou non, s’ils méritent d’être épargnés ou pas. Il tombe sur un match OM/PSG. Qu’en déduit-il à votre avis ?
Alors voilà, je m’insurge, je m’offusque, je me rebelle, je me révolte. Je refuse de me faire occire par un extra-terrestre sous prétexte qu’un jour, un mec a décidé que le foot, ce serait le sport national et que pour l’apprécier comme il se doit, il faudrait forcément beugler comme un animal en brandissant des banderoles insanes dans un stade surpeuplé de crétins drogués à la vulgarité. Ca suffit avec le foot ! Qu’on arrête avec le foot ! Tiens d’ailleurs, le prochain qui me parle de foot, je l’encule ! Non, je rigole…
Crédit photo : flickr – heikomeins
entièrement d'accord avec toi! heureusement j'ai la chance de ne côtoyer que des hommes qui n'aiment pas le foot. ouf!