Un matin du mois d’août, sur une plage de Prachuap Khiri Khan, en Thaïlande. Une région préservée, loin des touristes et de l’agitation, où les longues plages désertes appartiennent encore aux pêcheurs. Nous, seuls au monde, regardant leurs bateaux en écoutant cette chanson.
Rien ne me plaît plus que d’acheter 2 billets de concert pour aller voir un groupe que j’aime. Attendre avec excitation la date et l’heure, passer les contrôles à l’entrée de la salle comme si je m’apprêtais à faire un long voyage, arriver dans une salle pleine d’une effervescence palpable, trépigner en attendant le moment où les lumières s’éteindront, où les musiciens monteront sur scène, où la première note résonnera enfin.
Ca, c’est la version poétique et lyrique d’un concert. Parce que dans la réalité, au moment d’arriver dans la salle, vous vous retrouvez irrémédiablement confronté à un paramètre qui, bien qu’en apparence secondaire, est très loin d’être négligeable : les GENS.
D’abord, il y le Grand. Celui qui, alors que vous avez cherché [...]
Le patriotisme est un sentiment d’amour, d’appartenance et de dévouement à son pays, nous dit Wikipédia. Bon, pour ce qui est de l’amour, je suis d’accord. J’aime mon pays, Paris, la Normandie, les français malgré tous leurs défauts, la Tour Eiffel, le pont du Gard, la Bretagne, les Pyrénées et la mer Méditerranée.
Par contre, le sentiment d’appartenance me plaît déjà beaucoup moins. Je ne vois pas pourquoi je devrais appartenir à quoi que ce soit de manière générale, mais alors l’idée d’appartenir à un pays me semble complètement absurde. Ca veut dire quoi, d’ailleurs, appartenir à son pays ? Exister à travers lui ? Etre prêt à se sacrifier pour lui ? Se sentir parfaitement en phase avec lui, quoiqu’il fasse, quoiqu’il pense, quoiqu’il revendique ? Et mon [...]
« Nobody knows you when you’re down and out », chantaient Bessie, Sidney, Nina, Eric, Janice, Sam, Otis et bien d’autres. Et personne ne songerait une seule seconde à les contredire. Mais ce que la chanson ne dit pas, c’est que l’inverse est aussi vrai: on n’a jamais si peu d’amis que lorsqu’on est heureux.
J’ai bien dit heureux, hein, pas riche ; je parle là d’un bonheur tout simple, tout doux, tout bien, indépendant d’une quelconque rentrée d’argent miraculeuse et qui n’est donc ni contagieux, ni transmissible. Juste une petite vie parfaitement conforme à nos attentes et qui du coup, nous transforme, nous donne le sourire, la joie de vivre, le modjo, qui rend l’avenir plein de promesses et nous remplit d’une toute nouvelle assurance. Ca bizarrement, j’ai l’impression que ça [...]