« Did I disappoint you or leave a bad taste in your mouth »
Quand cette chanson est sortie, j’avais 12 ans et j’étais encore totalement profane en matière de patin. Par contre j’étais déjà parfaitement bilingue (ou presque) et je trouvais l’idée de laisser un quelconque goût dans la bouche de quelqu’un tout à fait répugnante.
Le plat Gousset, les embruns, le vent, les vagues, parfois un rayon de soleil. L’hiver en Normandie. La chaleur, le soleil, la plage bondée et la brise marine. Les étés envahis.
Ce morceau, pour moi, ce sont les années fac de philo, ma chambre de cité U à Rennes, les soirées d’hiver à 15 dans mon petit 9m2, les odeurs illicites qui allaient avec, l’insouciance, les fêtes, les amis, la rue de la soif, la place des Lices, les bars, les cours, les questions existentielles et les discussions plus ou moins cohérentes sur l’avenir, la vie et le monde qui duraient jusqu’au petit matin…
Le chemin de l’école, les gouttes de pluie sur les vitres de la voiture, l’ambiance calfeutrée, tôt le matin quand il fait encore nuit. Et cette chanson à la radio.
L’histoire sans fin, le film culte de tous les enfants des années 80. Le film qu’on a tous vu des dizaines de fois sans jamais s’en lasser. Ca, c’est une madeleine de Proust, vraie de vraie. Une madeleine de Proust que je partage probablement avec plein plein plein de grands enfants.
Pour rester dans la thématique, une chanson qui a marqué mes années collège (à l’époque où j’étais amoureuse d’Axel et de ses cyclistes moulants) autant que le clip d’anthologie qui l’illustre. A ne surtout pas manquer, le solo de Slash, perdu dans le désert, à la 4ème minute.