La grande question des retours de voyage. La question aux 10 000 réponses.
« Je sais pas moi, pourquoi pas la Toscane ou la Sicile ou l’Algarve ou le Berghain, la Nouvelle-Zélande, Dublin, Glascow ou Edinburgh, le Costa-Rica, Zanzibar, Buenos Aires, la baie d’Along ou la grande Muraille… »
Il y a tant d’endroits qu’on a envie d’aller voir, tant de choses à admirer, tellement d’avions qu’on voudrait prendre et de choses à expérimenter partout aux 4 coins du monde qu’à la fin, on est toujours sur le départ.
Et puis, un jour de printemps, alors que je traversais [...]
La chute est un truc absolument imparable pour provoquer l’hilarité générale du genre humain. C’est universel, vous pouvez aller vérifier auprès de n’importe quelle ethnie, race, religion ou nationalité, ça marche à tous les coups. Soyez maladroit, vous serez drôle. L’hilarité provoquée par la chute est généralement proportionnelle à son potentiel ridicule. Plus vos mouvements de bras sont grands pendant la chute, mieux c’est. Si vous poussez en plus de petits cris aigus et non-contrôlés, c’est encore mieux. Si votre position d’atterrissage est bien improbable, que vous avez du mal à vous relever et qu’après y être parvenu, vous vous éloignez en claudiquant légèrement, votre chute sera parfaite. D’aucuns diront même que vous ne vous êtes pas raté. En fait, tout est histoire de dignité. Moins [...]
Aujourd’hui, j’ai 30 ans. Hier, je me demandais ce que cela me ferait, comment je me sentirais, si cela se verrait. Etre trentenaire. N’être plus vingtenaire. Passer de l’autre côté.
Aujourd’hui, donc, j’ai 30 ans… et rien n’a changé. Pas de rides soudainement apparues, pas de dépression en vue, pas de vue qui baisse, pas de sentiment de vieillesse accru, pas de douleurs articulaires, pas de petits jeunes m’aidant à traverser la rue. Non, il faut se rendre à l’évidence, je suis toujours la même. Plus de peur que de mal. Pas la peine d’en faire tout un plat. Tout ça pour ça. Beaucoup de bruit pour rien.
Et pourtant, il y a tout de même cette petite voix au fond de moi qui me dit de me dépêcher, [...]
Comme beaucoup de parisiens, je ne l’ai pas toujours été et je ne le suis pas devenue par choix, bien au contraire. J’ai même tout fait pour l’éviter.
Quand je vivais ailleurs, chaque fois que je me trouvais à Paris, il me semblait que tout était gris : les murs, le ciel, les gens, la Seine, les couloirs du métro. J’étais sûre qu’en venant y vivre, on était condamné à être contaminé par la grisaille et la morosité ambiante, à devenir comme tous ces gens qui ne se parlent pas, ne se regardent pas, s’ignorent superbement même quand ils se bousculent dans la rue.
Et puis, un jour, ce que je redoutais arriva, je suis moi aussi devenue parisienne. Et contre toute-attente, j’ai adoré ça. Certes, j’ai appris à marcher [...]
S’il y a bien une chose que l’on déteste tous, c’est l’ennui. On fuit tous autant que possible ces moments de désœuvrement où l’on se retrouve seul avec soi-même sans savoir quoi faire et où le temps semble s’allonger.
Alors, dés que ce sentiment pointe le bout de son nez, on le tue à grands coups de sorties entre amis, de musique, de films, de lecture, de week-ends à la campagne… et généralement, ça marche.
Mais il est une sorte d’ennui contre lequel ces subterfuges n’ont aucun effet : celui qui n’a rien à voir avec le désœuvrement ou l’oisiveté, celui que l’on ressent lorsque l’on est occupé, que l’on est censé être bien et s’amuser.
Vous êtes au travail, vous avez plein de choses à faire, le téléphone sonne, votre boite [...]